L’activité physique est aujourd’hui reconnue comme un pilier de la prise en charge non médicamenteuse de la maladie de Parkinson. Pratiquée régulièrement et de manière adaptée, elle contribue à améliorer la mobilité, l’équilibre, la posture et la qualité de vie des personnes atteintes.
Activité physique et symptômes moteurs de Parkinson
L’activité physique agit positivement sur les symptômes moteurs (lenteur, rigidité, troubles de l’équilibre) et contribue au maintien global de l’autonomie :
- Amélioration de la mobilité etmaintien de la force musculaire
- Diminution de la rigidité musculaire
- Amélioration de l’équilibre et réduction du risque de chutes
- Amélioration de la posture et de la coordination
Effets de l’activité physique sur le cerveau et les symptômes non moteurs
L’activité physique agit aussi directement sur le cerveau. Lorsque vous bougez, votre cerveau produit davantage de substances naturelles qui l’aident à mieux fonctionner. Parmi elles :
- La dopamine, une molécule essentielle dans la maladie de Parkinson, qui facilite la coordination des mouvements.
- Le BDNF*, que l’on peut comparer à un « facteur de croissance » du cerveau : il aide les neurones à rester en bonne santé et à renforcer leurs connexions.
En d’autres termes, l’activité physique aide le cerveau à mieux communiquer et à rester plus « souple ».

Chez les personnes atteintes de la maladie de Parkinson, une pratique régulière pourrait contribuer à ralentir le déclin fonctionnel et à améliorer la réponse aux traitements.
Elle permet notamment :
- Une amélioration de l’humeur et du bien-être psychologique
- Une réduction de la fatigue
- Une meilleure qualité du sommeil
- Un renforcement de la confiance en soi
Même à un stade avancé de la maladie, bouger reste bénéfique lorsque cela est adapté aux capacités de chacun.
*Brain-Derived Neurotrophic Factor
Quels types d’activités physiques pratiquer avec Parkinson ?
Il n’existe pas une activité unique idéale, mais plusieurs pratiques complémentaires.
Activités d’endurance
- Marche, vélo d’appartement, natation : améliorent l’endurance, la santé cardiovasculaire et réduisent la fatigue
Renforcement musculaire
- Exercices doux avec ou sans matériel : aident à maintenir la force musculaire et la posture (se lever et s’asseoir d’une chaise, flexions légères des genoux, montées sur la pointe des pieds, exercices avec élastique pour les bras ou le dos)
Équilibre, coordination et souplesse
- Tai-chi, yoga adapté, danse, ping-pong : réduisent le risque de chute et améliorent la coordination
Activités du quotidien
- Monter les escaliers, se lever d’une chaise, jardiner : maintiennent l’autonomie fonctionnelle

À quelle fréquence pratiquer une activité physique ?
Les recommandations générales sont les suivantes :
- 30 minutes d’activité physique, 3 à 5 fois par semaine
- Possibilité de fractionner en séances plus courtes
- La régularité est plus importante que l’intensité
L’activité physique doit rester adaptée à votre état de santé, à vos capacités et à l’évolution de la maladie.
Sécurité et adaptation de l’activité physique
Pour pratiquer en toute sécurité :
- Choisissez un environnement sécurisé (sol stable, chaussures adaptées)
- Évitez les efforts intenses en période de grande fatigue
- Pratiquez pendant les périodes où le traitement est le plus efficace
- N’hésitez pas à vous faire accompagner par un professionnel (kinésithérapeute, enseignant en activité physique adaptée)
Intégrer l’activité physique dans le quotidien
- Fixez-vous des objectifs simples et réalistes
- Choisissez une activité qui vous fait plaisir
- Privilégiez la pratique en groupe pour maintenir la motivation
- Variez les activités pour solliciter différentes capacités
L’activité physique est un pilier de la prise en charge de la maladie de Parkinson : même à petite dose, elle est bénéfique à tous les stades de la maladie. Intégrée au quotidien et adaptée à chaque personne, l’activité physique contribue à préserver l’autonomie et à améliorer la qualité de vie.
